Annuaire association

Supprimer toutes les publicités avec l'asso-pack + ?
Commander !

Mars 2009

  1 – Les parrainages 

En date de mars 2009, 33 enfants ont été parrainés. 
Nous avons pris le temps de discuter, d’échanger, de faire connaissance avec les enfants et tous les membres de leurs familles.
En début d’année scolaire, tous les enfants parrainés ou non, vont à l’école mais ceux qui ne sont pas parrainés abandonnent en cours d’année quand les parents ne peuvent plus payer les frais mensuels.
 L
es 33 enfants parrainés auront donc pu, pour la première fois, suivre une année scolaire entière et vont pouvoir passer dans la classe supérieure dès la rentrée 2009. A l’unanimité les parents ont signalé que le soutien apporté par le parrainage leur avait permis de ne pas aller mendier en ville pour payer l’école, ou d’acheter de la nourriture au lieu de payer les frais scolaires, et que les 24€ avaient couvert l’inscription annuelle, les frais mensuels, les fournitures, les uniformes, les vêtements et chaussures et parfois même un petit goûter de temps en temps.
Ils ont également tous précisé qu’ils aimeraient recevoir des photos des parrains et marraines et de leurs familles.
Les remerciements ont été nombreux, ainsi que les prières pour souhaiter bonheur et longue vie à toutes celles et ceux qui leur ont tendu la main.
Toutes les familles ont été visitées une par une, le détail est à la disposition des parrains et marraines ou toute autre personne désireuse de connaître la situation des enfants.

 
2 – L’agriculture – l’élevage

 
L’agriculture : Les 68 hectares de terres cultivables appartiennent aux villageois de Koutal depuis 1976 (date de mise en application de la loi 03-76 qui régit toujours les villages actuellement).
Tant que les terres sont cultivées, elles appartiennent aux habitants de Koutal, si elles sont abandonnées, l’Etat se donne le droit de les reprendre. Compte tenu du climat, les terres ne peuvent être exploitées que de juin à septembre, pendant la saison des pluies.Sur la terre argileuse les hommes cultivent le gombo, le sorgho, le mil.Sur la terre moins ou non argileuse, les hommes cultivent l’arachide.
Sur certaines parcelles la terre est trop sableuse et rien ne peut pousser ou presque. Les récoltes dépendent bien entendu des pluies.
S’il ne pleut pas assez les semences grillent dans le sol, s’il pleut trop elles pourrissent dans le sol, parfois elle sont attaquées par les termites ou autres insectes.
 Avec des engrais et des insecticides, même s’il ne pleut pas beaucoup les semences germent et donnent de bonnes récoltes.
S’il pleut abondamment, les récoltes triplent et les insecticides permettent de protéger à la fois les semences mais aussi les plantes une fois sorties de terre.
 Nous menons actuellement l’opération « vente de bulbes de fleurs » pour financer au mieux l’achat d’engrais pour l’hivernage qui approche.
Le résultat de cette opération sera communiqué fin avril / début mai.
 Les parcelles de terre s’étendent du village jusqu’à des marigots à une longue distance du village.
Un paysan a  tenté d’irriguer ses terres avec l’eau des marigots et de mettre en route des cultures maraîchères, sans tenir compte de la saison. Le résultat a été très positif, il a pu s’acheter un cheval grâce à ses ventes.
 
Nous avons donc évoqué la possibilité de développer la culture maraîchère sur un plus grand nombre de parcelle mais nous revenons une fois de plus à un problème d’eau.
Si nous forons des puits, à 5 mètres sous terre il y a une nappe mais l’eau est salée car c’est la nappe des salins de Kaolack.Alors nous réfléchissons à la possibilité de créer un bassin de rétention d’eau depuis les marigots, bassin qui permettrait d’irriguer un grand nombre de parcelles par un système de rigoles.
L’eau des marigots est douce et cette solution permettrait de cultiver toute l’année tant pour se nourrir que pour faire du commerce.
 
Nous devons donc maintenant prendre contact avec divers organismes pour étudier les faisabilités techniques et le coût d’un tel chantier.L’Association des Agriculteurs Français pour le Développement International avec qui nous sommes en contact depuis plusieurs mois nous ont déjà communiqué des coordonnées.
Dossier à suivre. 

La banque de céréales créée en 2004 dans le village fonctionne toujours.
Elle est tenue depuis sa création par un jeune villageois, Moussa Sakho avec qui nous avons fait le bilan.
Son activité se partage toujours en deux : la vente (90%) et le prêt (10%).Il vend et/ou prête à la fois au villageois et à des personnes extérieures au village bien que son local soit au milieu du village.
Il tient un cahier de comptes avec ses achats et ses ventes. Il vend environ 10 sacs de 50 kgs de céréales par semaine avec un bénéfice de 1250 CFA par sac (1.90€) ce qui est d’après lui un très bon résultat. 
Moussa nous avait déjà demandé en juin 2008 si Yakar Mbaan pouvait l’aider à augmenter ses stocks de base.  Pour le moment nous n’avons pas eu la possibilité de le faire.
Dossier à ré-étudier et à suivre. 

Prix de vente à titre indicatif :
175 CFA soit 0.26€ le kg de mil
175 CFA soit 0.26€ le kg de maïs
160 CFA soit 0.24€ le kg de sorgho
375 CFA soit 0.57€ le kg d’arachide trié / décortiqué
350 CFA soit 0.53€ le kg d’arachide non trié / non décortiqué

300 CFA soit  0.46€ e kg de riz 


L’élevage :
 
Par l’intermédiaire du campement « le Ben’tenier » à Mbour sur la petite côte j’ai été mise en contact avec Jean Pierre Coubanack, jeune sénégalais investi dans la formation de femme à la culture maraîchère entre autre.
Une étude est en cours pour mettre en place un élevage avicole à Koutal.
Jean Pierre doit nous communiquer les éléments techniques et financiers pour la formation et le fonctionnement d’un élevage de poulets de chair.Cet élevage permettrait à la fois d’assurer l’alimentation, un commerce et de créer des emplois.
Dossier à suivre  

3 – La situation du pavillon abritant les personnes handicapées lourdes du village
 

Rappel : ce pavillon a été construit en 2005 par la Fondation des Fonctionnaires Suisses. Depuis cette association a été dissoute.Le pavillon est composé de 11 chambres doubles, de sanitaires, d’une cuisine et d’une paillote au centre, lieu de rencontre et de réunion.18 personnes résident actuellement au pavillon, 4 décès étant survenus ces 2 derniers mois.Ces personnes sont lourdement handicapées, sans famille et vivent à la charge du reste du village. 

L’entretien
est assuré quotidiennement et bénévolement par Moussa Sakho (responsable de la banque de céréales). Il maintient la propreté des lieux et l’hygiène des pavillonnaires en achetant avec les bénéfices de ses ventes de céréales, des produits tels que de l’eau de javel, du Madar (produit désinfectant) et du savon.
 
Coût des produits à titre indicatif:
- javel : 500 CFA soit 0.76€ le litre  – besoin de 10 litres par mois soit  91€ / an
- Madar : 350 CFA soit 0.53€ la bouteille – besoin de 20 bouteilles par mois soit 127€ / an
- savon : 300 CFA soit 0.46€ le morceau – besoin de 3 morceaux par mois et par personne soit 298€ / an  

La nourriture
est financée jusqu’à fin juin 2009 par la DAHW (Association Allemande d’aide aux lépreux).
Cette association avait prévu de se retirer fin 2008 mais face aux décès et au manque de nourriture elle a reconduit son action pour 6 mois. A compter de juillet il n’y aura plus de nourriture au pavillon.
  

La cuisine
est assurée quotidiennement et bénévolement par Touti Seck, une jeune femme du village, aidée par deux autres femmes.
 

 
Autre constat : les portes en bois, que ce soient les portes d’accès principal ou les portes des chambres ont totalement été rongées par les termites, idem pour les volets. Le pavillon est donc grand ouvert ce qui a laissé le loisir à des gens de la ville de venir voler la télévision (seul loisir des pavillonnaires qui ne peuvent même pas bouger dans le village).
Sans compter sur une hyène qui est venue en pleine nuit et qui a été chassée in extremis par un des pavillonnaire grâce à ses cris et une lampe torche.
 
L’an dernier un devis nous avait été remis pour mettre des portes métalliques.
Nous attendons en plus un devis pour des persiennes métalliques qui pourraient remplacer les volets.
 
De même le toit en paille de la paillote est troué et doit être totalement refait. Nous avons fait une évaluation du coût pour le refaire avec des tôles (pas de risque de chaleur car l’endroit est particulièrement aéré voire même en courant d’air).  

Idée d’auto financement émise par El Hadj Ngom
 :
 
Plutôt que de compter sur de la nourriture ou de l’argent, El Hadj a suggéré de financer un vélo/taxi à moteur tel qu’on en voit de plus en plus en ville.
Il s’agit en quelques sorte de pousse-pousse, avec un chauffeur et 4 personnes à l’arrière.
Coût du vélo : 600€
Rendement envisageable : 5000 CFA soit 7.60€ par jour net pour le pavillon (après déduction du prix du carburant et du salaire du conducteur) soit 150000 CFA 230€ par mois. 
Avantages :
-         création d’un emploi pour un jeune
-         auto financement de la nourriture
-         auto financement d’une partie des travaux de réhabilitation du pavillon
-         auto financement des produits d’entretien
-         auto financement d’indemnité pour l’homme d’entretien et la cuisinière

Compte tenu que la DAHW donne de l’argent mensuellement encore pendant 3 mois, El Hadj va leur demander l’autorisation d’utiliser tout ou partie de l’argent des mois prochains pour l’achat d’un vélo.
En cas de refus ou de d’autorisation partielle, Yakar Mbaan étudiera la possibilité de compléter ou de financer ce taxi.
Dossier à l’étude, à suivre.  

Il a également été décidé de prendre quelques mètres carrés sur plusieurs parcelles, avec l’accord des villageois, pour créer une parcelle cultivable totalement dédiée au pavillon.
Ce sont des enfants du village qui iront entretenir la terre et les cultures.A noter que jusqu’à présent chaque villageois donnait une partie de ses récoltes au pavillon. C’est en discutant avec El Hadj que l’idée est venue de plutôt dédier une parcelle qui bénéficiera bien entendu d’engrais.  

4 – L’école 
  
ð     la maternelle (située dans le village)  

Le personnel de l’école :
 
-         le directeur, Tanou Bâ a succédé à Pauline Agnès qui était intérimaire et qui a été affectée dans une autre école.Tanou  a enseigné jusqu’à présent dans une école de quartier à Kaolack, à côté de chez lui. Quant l’académie lui a demandé de venir enseigner à Koutal lépreux il a accepté immédiatement malgré le trajet qu’il doit faire matin et soir. 
-         2 institutrices d’Etat, une pour la petite et une pour la moyenne section -         1 femme du village pour la grande section. Cette femme a pris en charge les enfants du village il y a plusieurs années, bénévolement, sans diplôme, pour assurer l’alphabétisation et l’éveil des enfants. Il n’y a que 3 ans que la maternelle a été construite par une association suisse et 2 ans que le personnel est envoyé par l’académie.Cette femme travaille toujours à la maternelle et reçoit une indemnité mensuelle de la part de la DAHW (Association allemande d’aide aux lépreux). 
-         3 aides subalternes : ce sont des jeunes femmes du village qui aident bénévolement les institutrices pendant les cours, pendant les récréations, en cas d’absence des institutrices.
Leur aide est particulièrement précieuse car il y a 36 enfants dans chaque section. 

Un devis nous avait été remis en novembre 2008 et grâce au marché de Noël, Yakar Mbaan a pu financer les améliorations et travaux suivants :    électrification des trois classes et du bureau du directeur,  installation de robinets et remise en état des sanitaires,  installation de ventilateurs  

Il reste à financer :    le remplacement des nattes au sol,  le reboisement de la cour de récréation (actuellement pas d’ombre du tout dans la cour),  la peinture pour décorer les murs de la cour et les murs extérieurs des salles de classe (importance de la convivialité des lieux),  achat d’un ordinateur et d’une imprimante.  

Un devis complémentaire a été remis, à notre demande, concernant le matériel pédagogique. Les institutrices ont listé le matériel qui leur serait utile et qu’elles n’obtiennent pas de l’académie : 
   cahiers d’exercice, cahiers de dessin,  ardoises,  cahiers à ligne de 32 pages, fiches de préparation de cours, rames de papier,  chemises cartonnées,  marqueurs,  tableaux en feutrine (pour y accrocher des figurines), tables et chaises,  le directeur nous a également signalé que les uniformes vont devoir être changés, à la demande de l’académie, aide à l 'indeminsation du personnel subalterne.
Afin d’anticiper et d’éviter que les familles supportent le coût des nouveaux uniformes, ceux-ci ont été ajoutés au devis.

Le coût total de ce devis complet s’élève à 1 264 600 CFA soit 1945 €.
 
Le détail est à la disposition de toute personne désireuse de le consulter. Nous demander. 

Yakar Mbaan va étudier la possibilité de financer tout ou partie de ces aménagements au fur et à mesure que des actions seront menées dans l’année (action type brocante).
  

            
ð     l’école primaire (située en ville) 
Nous avons fait le tour de l’école, pris quelques photos mais ne sommes pas restés très longtemps car le directeur était très occupé.
Les enfants sont environ 40 par classe, quelle que soit la classe.
Une cantine est assurée le midi moyennant finance. Les enfants de Koutal lépreux rentrent donc chez eux le midi (environ 500 mètres à pied entre l’école et l’entrée de Koutal lépreux).
Le directeur est en contact avec El Hadj Ngom pour l’informer de tout problème (problème de paiement des frais de scolarisation par les familles, problème de comportement à régler d’un enfant récemment). 

 
5 – L’habitat 
A la création du village en 1962, les premières cases ont été construites en ciment, avec des toits en paille.
Dans les années 70, Christian Bompard, fondateur de l’association Construire, a œuvré pour construire des cases en géo béton (mélange de latérite, sable et ciment).
En 2003 l’administration sénégalaise a revu le cadastre du village et a imposé la création de ruelles, l’espacement des habitations.
En 2009 nous sommes face à la situation suivante :
 -         certaines cases doivent être écroulées à cause du nouveau cadastre. Les villageois, représentés auprès des Autorités Etatiques par El Hadj Ngom, font valoir que tant que le village est régit par la loi de 1976 qui ne leur donne pas les mêmes droits que tous les citoyens du pays, il ne pouvait pas leur être demandé de démolir leurs cases car ils n’ont pas accès aux aides pour le financement de la construction de nouvelles cases.
C’est donc un rapport de force qui permet aujourd’hui aux villageois en situation précaire de ne pas se retrouver à la rue.
Cette situation ne peut pas durer.
-         certaines cases encore en ciment s’écroulent. Chaque saison des pluies altérant un peu plus d’année en année les murs, les toitures jusqu’au jour où un coup de vent suffit à emporter la case.
-         certaines cases demandent des réparations (fissures dans les murs, trous dans les tôles des toits, sol qui se désagrège) 

Nous avons donc fait le recensement des familles concernées par ces 3 cas de figure afin de présenter la fondation « Amis du Sénégal », à la fondation de l’Abbé Pierre, à l’association Construire, à la Fondation Luxembourgeoise, une demande de financement de constructions de cases neuves en géo béton.
 

ð      4 F
amilles prioritaires dont les cases vétustes menacent de s’écrouler :
ð     2 Familles prioritaires dont les cases doivent être écroulées pour le nouveau cadastre
ð     4 Familles dont les cases sont en bon état mais trop petites pour toute la famille
ð     4 Familles dont les cases nécessitent des réparations

(détail des besoins par famille à disposition. Nous demander)

A titre indicatif :
 
-         une case grand modèle (2 chambres + 1 débarras + 1 véranda + 1 toilette) : 5388€
-         une case petit modèle (1 chambre + 1 débarras + 1 véranda + 1 toilette): 2472 €
-         25 bottes de paille pour un toit : 12500 CFA soit 19€
-         12 toles pour un toit : 42000 CFA soit 64€
-         2 kg de clous pour un toit : 1500 CFA soit 2.30€
-         1 sac de ciment : 3750 CFA soit 5.70€
-         Main d’œuvre : entre 10000 et 25000 CFA selon les travaux et le corps de métier soit entre 15€ pour réparer des fissures et 38€ pour refaire un toit  

           5 – Les talents du village à encourager 

-        
Demba Bâ : sculpteur
 Demba est un homme d’une cinquantaine d’années, il a appris à sculpter quand il était plus jeune.
Il travaille dans le village à l’aide d’outils fabriqués par le forgeron du village.
Il essaie de vendre ses objets en ville soit à des propriétaires de boutiques de souvenirs soit dans les hôtels mais c’est très difficile.
Nous allons commandé des perles en bois et en corne de vache pour fabriquer des bijoux qui seront vendus ici en France.
Un mini commerce équitable …
A titre indicatif :
- 1 kg de bois de teck : 150 CFA soit 0.23€
- 1 ligne de 40 cm de corne de vache : 0.76€ (il s’approvisionne chez les bouchers en ville) 

- 
Alioune Faye : couturier
 Alioune a environ 25 ans.
Il a suivi il y a quelques années une formation pour apprendre à faire de la teinture batique et pour apprendre à coudre.
Aujourd’hui il cherche à s’installer et à développer son activité.
Il a une machine à coudre dans la case (une seule pièce), il coud pour les gens du village et parfois sans facturer quand il s’agit de personnes démunies qui lui apportent du tissu pour les fêtes telles que la fête du Tabasky.
Alioune a toujours eu beaucoup d’idées.
Il voudrait installer son atelier sur le bord de la route à 500 mètres du village car personne ou presque ne vient jusqu’à lui et surtout la plupart des gens en ville ignorent qu’il y a un tailleur à Koutal lépreux.
Il a formé 3 femmes dans le village et il aimerait leur donner également du travail dans l’atelier.

Nous avons chiffré le coût du matériel dont il aurait besoin pour lancer son activité :
- 3 machines à coudre : 75000 CFA soit 115€ pour une machine manuelle, 150000 CFA soit 230€ pour une machine électrique
- location d’un local sur le bord de la route : 5000 CFA par mois soit 7.60€- achat d’un local après quelques mois en location : 150000CFA soit 230€ pour acheter une parcelle de terre
+ construction d’un bâtiment à environ 1 625 000 CFA soit 2500€
+ obtention des autorisations de la communauté rurale
  

-        
le papa de Amy Thiam (jeune fille parrainée) : forgeron
 Il a suivi une formation en tant qu’apprenti mais n’a pas les moyens d’acheter le matériel qui lui permettrait de travailler.
Devis en cours 

 
-         Abdoulaye Ndiaye : boulanger Abdoulaye a appris à faire le pain il y a déjà 15 ans. Il a construit lui-même un four mais aujourd’hui il ne peut pas l’exploiter car il lui manque le matériel essentiel
-         pelle, planches, plateau, pétrin
-         la farine
-         un vélo pour aller faire des livraisons en ville et se donner plus de chances
Coût total : 380000 CFA soit 584€  

6 – Les actions menées pendant le séjour
 

-        
depuis plusieurs semaines nous sommes en contact avec l’association AFDI (voir le site afdi-opa.org) qui œuvre en ville pour la mise en place et le développement d’une laiterie. Cette laiterie fonctionne déjà et permet à des femmes de travailler soit en tant qu’éleveuses (elles apportent leur lait tous les matins), soit pour la transformation et l’ensachage, soit pour la vente.
Nous avons rencontré Oumou Kairi Diallo, femme particulièrement active pour la promotion féminine.
Elle nous a expliqué le fonctionnement de la laiterie, nous a montré les futurs locaux (un camion frigorifique en cours d’aménagement, des sanitaires) et à l’issue d’une longue discussion elle nous a proposé de donner du travail à quelques femmes de Koutal.3 femmes vendent donc du lait maintenant : Touti Seck, Marie Ba et Maimouna Sakho.
Elles touchent 20% des ventes, si elles arrivent à fidéliser leur clientèle en ville elles peuvent prétendre à un salaire mensuel d’environ 150000CFA par mois ce qui équivaut au salaire d’une femme de ménage en ville. Un grand pas en avant pour ces trois femmes particulièrement dans le besoin (ce sont les mamans de Fatou Seck, Sira Bâ et femme de Moussa Sakho).

 
-         Par hasard, nous avons rencontré à Kaoloack une française qui travaille à l’alliance franco-sénégalaise et qui s’appelle Aurélie.
Quelques jours après cette rencontre, Aurélie est venue à Koutal pour participer à la fête que nous organisions pour les enfants.
Après la fête nous avons fait le tour du village. Aurélie a fait connaissance avec Alioune, le couturier, et elle lui a proposé de fabriquer 30 housses de matelas pour le compte de l’alliance franco-sénégalaise.
Le lendemain l’affaire était conclue, Alioune a teint du tissu blanc et a fabriqué les housses.

 
-         nous envisagions en janvier/février de financer la formation de deux jeunes du village sur les métiers de mouleurs et maçons.
C’est chose faite.
Nous avons rencontré Falou Thiam, jeune venu d’un autre village de reclassement, il travaille dans une société de bâtiment « Earth Works Limited », fondée par un anglais qui agit dans le monde avec une devise « un toit pour tous ».
La maison mère au Sénégal est située à Banjul en Casamance et Falou est responsable de la succursale à Gamboul non loin de Kaolack.
Les deux jeunes de Koutal, Cheikh Omar et Samba Kante sont en formation depuis jeudi 26 mars sur un chantier à Ngue Kokh (près de Mbour) et ils seront ensuite embauchés sur un des chantier de la société Earth Works Limited dans la région de Kaolack, sur la petite côte ou idéalement dans le village de Koutal dans le cadre de la construction des cases que nous allons tenter de financer.
Dès qu’ils auront leurs premiers salaires ils rembourseront ce que Yakar a prêté pour la formation et nous pourrons ainsi envoyer deux autres jeunes.
A titre indicatif :
- salaire d’un mouleur : 60000 CFA par mois soit 92€
- salaire d’un maçon : 75000 CFA par mois soit 115 €
Ils doivent rembourser 87€ chacun, nous leur avons accordé 6 mois.
A noter que c’est à nouveau le géo béton qui est utilisé sur les chantiers de cette société. 

-        
des personnes nous avaient remis de l’argent pour le village.
4 matelas ont été achetés pour 4 familles particulièrement démunies et où parents et enfants dormaient à même le sol. 

 
 7 – Les autres aides dans le village  
-         la DAHW
o       finance la nourriture du pavillon jusqu’à fin juin 2009
o       finance l’indemnité mensuelle de l’institutrice de la grande section de maternelle
o       plus aucun financement envisagé car la DAHW se tourne maintenant vers un village de reclassement en Casamance 

 
-         Docteur Rose
o       Vient de temps en temps au village dans le cadre de caravanes humanitaires
o       Apporte de temps en temps : riz, biscuits, beurre, chocolat, lait, savons et produit d’entretien pour le pavillon
o       Aide irrégulière, aucun financement dans le village 

 
-         Mustapha Tall
o       Apporte une fois par an 3 tonnes de riz, vers le mois de juin
o       Agit ainsi dans tous les villages de reclassement au Sénégal

 
 -         Lydia Massaguer / site : gesta-africa.org
o       Assure en mars 2009 la formation des deux matrones du village sur les premiers soins.
 Ne pas confondre avec les premiers secours, il s’agit ici des soins qui peuvent être dispensés sans voir un médecin et pour la prescription de médicaments type aspirine, anti diarrhéiques etc, sur la nutrition de bébés et jeunes enfants…
o       Construit actuellement un atelier à l’entrée du village pour embaucher 60 femmes du village et lancer du commerce équitable vers l’Espagne.
Commerce de bougies, savons, tissus, conserves de fruits.
Les formations professionnelles seront préalablement assurées.